The Girl at Midnight
Dragons ou Draguons ?

The Girl at Midnight De plumes et de feu PKJ Melissa Grey

Echo est une humaine. Pourtant, elle a été recueillie lorsqu’elle était enfant par les Avicens, des créatures mi-hommes, mi-oiseaux. Ces derniers luttent depuis des siècles et des siècles contre les Darkharin, mi-hommes, mi-dragons. Alors quand Echo se voit confier une mission qui pourrait mettre fin à la guerre : trouver l’Oiseau de Feu, et lui permettre d’enfin prouver qu’elle est une Avicens malgré son absence de plumes, la jeune fille n’hésite pas. Mais c’est sans compter sur Caius, le prince des Darkharin, qui convoite également l’Oiseau…

Des portails magiques qui font voyager d’une ville à l’autre, une mythologie originale, des dialogues piquants et agréables à lire… The Girl at Midnight avait tout pour me plaire. Les personnages sont dans l’ensemble bien travaillés et il est agréable de naviguer d’un point de vue à l’autre : ce procédé rappelle aux lecteurs que rien n’est blanc ou noir, qu’il existe des ennemis et des alliés dans les deux camps. De même, l’univers est intriguant, avec ces hybrides qui préfèrent la magie à la technologie et qui se cachent aux yeux des humains. Pourtant, malgré tous ces bons points, l’alchimie n’a pas pris…

Avec son rythme inégal, The Girl at Midnight manque de consistance. Les relations que tissent les héros entre eux m’ont parues artificielles car développées sur un laps de temps très court (une semaine maximum). De même, les événements s’enchaînent mais donnent malgré tout une impression de lenteur, à cause d’une romance beaucoup trop mise en avant. En effet, l’auteur s’attarde plus sur les flirts que sur la quête de l’Oiseau de Feu… L’univers et la fantasy sont alors relégués au second plan et deviennent prétextes à développer plusieurs triangles amoureux.

À force de délaisser son intrigue au profit d’intrigues sentimentales superficielles, The Girl at Midnight manque donc de profondeur sans pour autant être un ratage total. Rappelant Fille des Chimères de Laini Taylor, l’univers reste plein de charme et gagnerait à être développé. Si toute cette romance précipitée et prépondérante ne vous gêne pas, The Girl at Midnight pourra cependant vous plaire.

 

The Girl at Midnight ~ Melissa Grey
PKJ (juin 2015), 320 pages, 17€90