La petite marchande de rêves
Bonne nuit, les petits !

Marchande de rêvesMalo va fêter ses onze ans quand, victime d’un accident, il se retrouve plongé au Royaume des Ombres. Malo aimerait bien rentrer chez lui avant le jour mais pour sortir de cet étrange univers, la route est semée d’embûche. Heureusement que Lili, une petite marchande de rêves, est là pour l’aider à trouver son chemin…

Une écriture touchante
Maxence Fermine manie l’art des mots avec grâce, tant et si bien qu’on finit par pénétrer dans son univers sans peine, comme si les mots tintaient à nos oreilles.

Un monde onirique au service d’une réflexion sur le monde
La petite marchande de rêves est aussi une œuvre empreinte de philosophie : à chaque rencontre, les personnages nous inculquent une petite leçon, nous montrent le réel pouvoir des rêves et la puissance que l’on peut tirer de leurs forces d’évocation. La capacité de l’être humain à imaginer est infinie.

Des personnages atypiques
Rappelant ceux du Petit Prince, les personnages sont à la fois fantasques et originaux : Arthur, l’arbre enrhumé, le méchant alchimiste ou encore le magicien qui parle en argot… Et s’ils sont tous un peu stéréotypés, c’est pour mieux capter notre attention. De son côté, Malo est attendrissant comme un vrai petit garçon et Lili, la marchande de rêves, est sans doute le personnage le plus intriguant de tout le roman.

Une conclusion un peu abrupte
Tout avait bien commencé et pourtant : si le début me laissait présager un coup de cœur, la seconde moitié du roman, tout particulièrement la fin, m’a laissé sur ma faim… comme si, après avoir passé tant de pages à développer un univers étrange et plaisant, l’auteur peinait finalement à trouver une véritable conclusion à son récit. Tout devient alors très conventionnel et, sans spoiler, la résolution finale n’a pas su me convaincre de part sa trop grande superficialité.

Des illustrations dépareillées
A la plume agréable de Maxence Fermine s’associent des images qui parsèment sa prose et si la première de couverture avait su capter mon attention, le charme n’a pas opéré à l’intérieur du roman. Les images à l’intérieur du livre marquent les temps fort du récit et sont toutes issues des lauréats du concours d’illustration organisé à cette occasion par Michel Lafon. Je ne remets pas en cause le talent des dessinateurs en herbes, ici, mais plutôt le caractère instable qu’inspire ce changement constant de style de dessins qui déstabilise plus qu’autre chose.

En bref, ce roman est avant tout destiné à un jeune public et malgré ces quelques petits défauts, La petite marchande de rêves reste un récit coloré et plein d’optimisme qui encourage à poursuivre ses rêves avec un filet à papillon ! Malgré cet avis en demi-teinte, je lirais Neige, le premier roman de Maxence Fermine, car le style de l'auteur m’a réellement enchanté.

D'autres avis sont disponibles chez Little ou encore sur Livraddict.

La petite marchande de rêves ~ Maxence Fermine
Michel Lafon (novembre 2012), 176 pages, 9€95